Les bons gestes pour la mer

Prévenir, respecter et agir

Prévenir les pollutions aquatiques

• Préfèrez des sacs lourds ou des paniers pour transporter mes affaires car un sac trop léger risquerait de s’envoler. De même, soyez particulièrement attentif à tous les objets légers que le vent risque d’entraîner dans l’eau.

• En bateau, n’utilisez pas vos toilettes marines, surtout si vous naviguez près des côtes. Équipez plutôt votre embarcation de cuves à eaux noires. De nombreux ports proposent aujourd’hui des systèmes de vidange. La pollution, en mer comme sur terre, peut nuire à la vie ou à la reproduction de nombreuses espèces, certaines pouvant être sensibles à de très faibles concentrations. La pollution peut aussi favoriser certaines espèces qui prolifèrent au détriment de toutes les autres.

• Remplissez prudemment le réservoir de carburant de votre embarcation, de préférence à quai, et en utilisant un entonnoir suffisamment grand pour ne pas répandre de carburant dans l’eau.

Port de plaisance

• À bord de votre embarcation, utiliser de l’eau sans détergent.

• Préférez le savon de Marseille ou alors abstenez-vous de faire la vaisselle à bord. Les ports vous proposent toutes sortes d’équipements pour améliorer votre vie à bord (sanitaires, bacs à vaisselle, douches).

• Bannissez les produits toxiques pour laver les embarcations, privilégiez le lavage à l’eau claire et au savon de Marseille.

• Préférez, lorsque la taille de l’embarcation le permet, le nettoyage mécanique des coques de bateaux (décapage manuel, sablage…) plutôt que l’application de peintures antisalissures. Ces peintures antisalissures contiennent des substances biocides, pouvant avoir un impact sur l’environnement. Si la taille de l’embarcation rend nécessaire l’utilisation de ces peintures, veillez à respecter les doses d’application et à limiter les rejets dans le milieu (ex. : utilisation de bâches pour récupérer les projections de peintures).

• Évitez les huiles solaires. Les couches d’huiles solaires forment un écran à la surface de l’eau qui ralentit la photosynthèse, et donc la vie végétale, près des côtes. Protégez-vous plutôt avec des laits solaires qui se dissolvent dans l’eau.

Respecter la faune et la flore

• Mouillez en priorité sur le sable afin de préserver les herbiers à posidonies ou de zostera puis rincez votre ancre sur place.

• Évitez de pratiquer des activités motorisées bruyantes qui portent atteinte à la faune et à la flore en dehors des zones dédiées à cet effet.

• En mer et en rivière, respectez le milieu naturel en évitant de dégrader des zones sensibles, les lieux de nidification et de reproduction de la faune locale : roselières, berges, petits îlots, rivières en périodes de basses-eaux.

• Pratiquez la plongée sous-marine avec un centre agréé et spécialisé qui vous informera sur la bonne conduite à tenir. Ne pas jeter l’ancre à proximité de récifs coralliens, maîtriser le mouvement de ses palmes, ne pas toucher ni ramasser de coraux… Autant de précautions à suivre pour profiter pleinement du plaisir de la plongée sous-marine, sans contribuer à la disparition des espèces que vous venez admirer.

Raz de Sein

• Respectez le milieu marin quand vous faites de la plongée sous-marine. Abstenez-vous de remonter quoique ce soit, ne nourrissez pas les poissons et faites attention à ne pas détériorer les fonds marins avec vos mains et vos palmes. Le moindre contact avec du corail peut avoir des effets irréversibles sur son développement.

• Pour la pêche aux oursins, respectez les périodes d’autorisation de pêche, les quantités et les tailles minimales de capture. Renseignez-vous ! En France, la pêche aux oursins est autorisée du 1er septembre au 30 avril, sauf dans les Bouches-du-Rhône où elle l’est seulement du 1er novembre au 31 mars. À pied, vous pouvez prélever 4 douzaines par personne et en mer, vous êtes limités à 12 douzaines par personne. La taille minimale est de 5 cm sans les piquants.

Agir pour limiter l’impact écologique

• Ramassez les sacs plastiques qui flottent dans l’eau car des espèces protégées avalent les sacs en plastique, qu’elles prennent pour des méduses, et s’étouffent. De plus, les sacs plastiques peuvent bloquer le circuit de refroidissement des bateaux et causer une avarie moteur.

• Respectez les tailles de capture minimales et le matériel autorisé car, en pêchant des poissons en dessous des tailles autorisées, vous empêchez le renouvellement naturel des espèces et réduisez les ressources. De même, lors de vos achats, n’achètez pas de poissons ou crustacés en dessous de ces tailles.

• Pour vos pêches aux coquillages et crustacés, respectez les quantités et les tailles autorisées car ce sont des ressources fragiles et indispensables à l’écosystème marin.

• Évacuez vos ordures et vidangez vos cuves d’eaux usées uniquement dans les emplacements prévus à cet effet par le gestionnaire de la voie d’eau.

L'agence des Aires marines protégées, un établissement public pour le milieu marin

La création d’un réseau complet, représentatif et cohérent d’aires marines protégées sur les océans, d’ici à 2012, est un engagement politique fort de la France. C’est pourquoi la loi du 14 avril 2006 a créé l’Agence des aires marines protégées dont les missions principales sont les suivantes :
•  l’appui aux politiques publiques à la fois en termes de création et de gestion d’aires marines protégées ;
•  l’animation du réseau des gestionnaires d’aires marines protégées ;
•  la gestion des moyens humains et financiers mis à disposition des parcs naturels marins ou d’autres aires marines protégées qui lui seraient confiées ;
•  le renforcement du potentiel français dans les négociations internationales sur la mer. Il existe différents types d’aires marines protégées comme les réserves naturelles, les parcs nationaux, les sites Natura 2000, les arrêtés de protection de biotope, les parcs naturels marins…
Leur point commun : un espace délimité en mer sur lequel est fixé un objectif de gestion à long terme. Cet objectif est souvent associé à un objectif local de développement socio-économique et à une gestion durable des ressources.

• 16 quai de la Douane, 29229 Brest Cedex 2
Tél. +33 (0)2 98 33 87 67, Fax +33 (0)2 98 33 87 77
www.aires-marines.fr

Le conservatoire du Littoral

Établissement public créé en 1975, le conservatoire mène une politique visant à la protection définitive des espaces naturels et des paysages sur les rivages maritimes et lacustres et peut intervenir dans les cantons côtiers en métropole et dans les départements d’outre mer, à Mayotte, Saint-Pierre et Miquelon ainsi que dans les communes riveraines des estuaires et des deltas et des lacs de plus de 1000 hectares.
Il acquiert des terrains fragiles ou menacés et des biens peuvent également lui être légués.
Après avoir fait les travaux de remise en état nécessaires, il confie la gestion des terrains aux communes, à d’autres collectivités locales ou à des associations pour qu’ils en assurent la gestion dans le respect des orientations arrêtées. Avec l’aide de spécialistes, il détermine la manière dont doivent être aménagés et gérés les sites qu’il a acquis pour que la nature y soit aussi belle et riche que possible et définit les utilisations, notamment agricoles et de loisir, compatibles avec ces objectifs.
Au 1er juin 2009, en France métropolitaine et outre-mer, 125 000 hectares sur près de 600 sites sont sous la protection du Conservatoire du littoral et de ses partenaires, dont 80 000 hectares à la suite d’acquisitions.
Ce domaine terrestre et maritime représente en métropole plus de 1000 km de rivages soit 11 % du linéaire côtier.

• 27 rue Blanche, 75009 Paris
Tél. : + 33 (0) 1 44 63 56 60 – Fax : + 33 (0) 1 44 63 56 76
www.conservatoire-du-littoral.fr